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FRANCE (accueil et
découpage électoral)

Histoire
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mamere



     En 2002, la seconde tendance de l'écologie, la plus politique et désormais la plus anti-capitaliste, l'a largement emporté dans le paysage politique français et en particulier chez les Verts. Au sein du parti gagnant, après avoir évincé les représentants de la première tendance (dont Antoine Waechter), les anciens maoïstes et les trotskistes se sont livrés une guerre au couteau; les seconds semblent avoir pris le dessus.
    N. Mamère accentue la tendance au caractère urbain du vote vert, comme en témoignent les paquets de cantons à score élevé qui parsèment la carte ci-dessus, même si de vastes zones purement rurales apportent encore un complément, notamment dans la moisié méridionale du pays. A noter à cet égard l'absence désormais de l'Est rural, même contigü à l'Alsace: le lien avec l'écologie rhénane paraît coupé. Surtout urbain, socialement en général assez privilégié, son contraire presque parfait est fourni par l'électorat chasseur, entièrement rural, socialement beaucoup plus humble.
    La région parisienne illustre ceci à souhait: tandis qu'Arlette Laguiller conserve quelque électorat prolétaire et classique dans la banlieue la plus difficile mais rien à Paris, les Verts rallient les classes sociales avant tout intellectuelles et fortement diplômées des quartiers intermédiaires, débordant plus ou moins sur les anciens quartiers populaires de Paris, aujourd'hui à population renouvelée et moins modeste, mais sans mordre sur les quartiers les plus riches. La banlieue de la recherche scientifique, en direction d'Orsay, prolonge encore cette zone de force du Paris intellectuel et renouvelé, mais moins nettement qu'au temps d'A. Waechter. A noter que dans ce périmètre parisien élargi, l'extrême droite a disparu...
    Cette fois, le candidat des Verts a progressé dans le Midi, aidé en cela par son origine bordelaise.