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FRANCE (accueil et
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le pen



     La géographie des votes Le Pen est désormais classique. Les différences avec Le candidat Mégret, qu'avait laissé apparaître le scrutin européen de 1999 (liste Le Pen contre liste Mégret) se sont déjà estompées. Un peu plus méridional trois ans auparavant, moins prolétaire par son électorat, B. Mégret garde une préférence des électeurs satisfaits de la gestion locale des quelques municipalités MNR du bas Rhône, tandis que la Côte d'Azur, plus bourgeoise, va nettement à J.-M. Le Pen. Cependant de majeures évolutions sont intervenues depuis la percée de ce vote. La plus cinglante aux yeux de l'observateur est la dissolution du vote Le Pen dans le coeur de l'agglomération parisienne. Là, l'ambiance prégnante des écoles et universités, des médias et de la culture en général, comme d'ailleurs des classes sociales nouvellement installées à Paris et maintenant dans plusieurs communes limitrophes, bref toutes sortes de gens jeunes et actifs, de gauche et internationalistes, a fait le vide dans la capitale. Comme le référendum de 2005 va le montrer, l'ancienne bourgeoisie d'affaires de l'ouest de la capitale et de sa banlieue aisée semble s'unir à l'ancien Paris populaire de l'est, à population maintenant largement renouvelée, plus dotée mais toujours de gauche et surtout et sans doute beaucoup plus cosmopolite que celle de l'ancien Belleville ou de l'ancien Montmartre, pour repousser ce parti qui ne veut pas des frontières ouvertes à tout prix. Il suffit de regarder l'évolution de l'extrême droite à Paris pour comprendre l'ampleur du changement mental parce que social, tout comme la mutation du vote pour Maastricht au vote de 2005 (voir les roll over concernés).
    Ce vote a toutefois résisté dans les villes, même grandes, comme Marseille, mais restées plus populaires et moins branchées que la capitale...