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FRANCE (accueil et
découpage électoral)

Histoire
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besancenot



     L'analyse détaillée des évolutions de suffrages de scrutin à scrutin montre qu'Olivier Besancenot, candidat parrainé par Alain Krivine, a rallié d'anciens électeurs Laguiller de 1995 dans les villes, de plus anciens suffrages PSU encore, notamment dans l'Ouest. C'est ce qui donne à la carte Besancenot un caractère méridional et occidental.
    Si l'électorat d'Arlette Laguiller est nettement prolétaire et classique, celui d'Olivier Besancenot provient de classes sociales intermédiaires, davantage diplômées. Quelques exemples et une constatation générale éclaireront la lecture de la carte.
    Dans l'agglomération parisienne, tandis qu'A. Laguiller rallie la banlieue la plus difficile mais rien à Paris et les Verts une zone strictement complémentaire excluant les quartiers les plus riches, O. Besancenot se fraye un électorat à la lisière des uns et des autres, à cheval sur l'ancien Paris populaire et la proche banlieue en voie d'embourgeoisement. A Lyon, il s'offre les pentes de la Croix-Rousse. A Strasbourg, il attire l'ouest de la vieille ville et non les actuels quartiers les plus populaires situés à l'ouest et au sud de la dite ville. Dans la Cévenne, le candidat de la LCR obtient de beaux résultats. le point commun de toutes ces zones? D'avoir une histoire ouvrière ancienne, mais passée. Le trotskisme des enfants de 68 y révélerait donc une mémoire à défaut d'un parti de masse.
    Ailleurs, l'aspect périphérique frappe. A l'exception de Toulouse, c'est toujours une auréole qui est touchée, apparemment rurale, en réalité périurbaine. Là, les deux familles ennemies de l'extrême gauche trotskiste se rejoignent, atteignant à quelques kilomètres des centres leurs meilleurs pourcentages, dans un monde certes pas urbain stricto sensu mais fréquentant la grande ville où en provenant de fraîche date.