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FRANCE (accueil et
découpage électoral)

Histoire
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Le Pen



     Après la percée de l'année 1983 (municipales), amplifiée aux européennes de 1984, puis confirmée par les législatives de 1986, Jean-Marie Le Pen réussit son renouveau politique personnel en 1988. Son assise électorale correspond aux zones à forte présence de population immigrée maghrébine et turque, c'est-à-dire aux anciennes régions industrielles de la France, orientales et septentrionales. Seuls les quartiers urbains les plus épargnés par l'immigration de masse, qui sont aussi et bien souvent des quartiers d'écoles de prestige ou du savoir, évitent ce vote.
    Le long de la Méditerrannée et dans la vallée de la Garonne, les anciens rapatriés d'Algérie accentuent ce vote. Dans toutes les communes périodiquement submergées par le tourisme de masse, donc sur toutes les côtes du pays, même phénomène de rejet que dans les communes connaissant un changement démographique pareillement problématique: le vote Le Pen fait un bond. Les deux facteurs se conjuguent le long de la côte méditerranéenne.
    L'Alsace est à la fois confrontée à l'immigration turque refusant totalement l'assimilation, à l'internationalisation de sa métropole et de ses entreprises, et au recul chez les «français de l'intérieur» de valeurs chères comme l'ordre, le travail, l'autorité et la propreté. De surcroît, le pouvoir parisien veut lui faire ingurgiter une langue allemande qui ne fut jamais vraiment la sienne. Elle a le vertige culturel et le fait savoir par ce vote. La Moselle prolonge très exactement ce vote. Les anciens cantons protestants, à cheval sur le Bas-Rhin et la Moselle, accentuent encore le phénomène. Etrange retour de l'histoire...