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ou 1848-2005
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La carte des résultats du référendum de 2005 sur la constitution européenne ressemble à celle de 1992. Toutefois, elle s'est rapprochée de celle de la gauche. La variable religieuse y a perdu de son importance, l'économie ayant cette fois joué le plus grand rôle. Plus particulièrement les menaces de délocalisation (sites isolés un peu partout en France mais plus fréquents dans le Nord et l'Est), ainsi que l'absence de politique commerciale protectrice de l'Europe (vivement ressentie dans le Languedoc viticole plus que partout en ce moment). Les régions agricoles en général ont rejoint le non, elles par peur de perdre la politique agricole commune. Sauf les régions d'élevage, en zone catholique tout au moins, et notamment l'Aubrac. C'est en cela que la carte garde un lien avec la pratique catholique passée ou persistante. À noter le revirement de la Côte d'Azur, rejoignant le oui des villes riches, malgré la présence du Front national, hostile à la constitution européenne. Là encore le social a été plus fort que le politique. Dans les villes, les quartiers riches ont beaucoup accentué leur vote proeuropéen. À Paris et à Lyon, les quartiers à professions intellectuelles ont suivi de loin le mouvement. Mais comme dans ces deux agglomérations les quartiers populaires ont accentué leur vote hostile à l'Europe, le fossé entre élite et peuple y apparaît béant. Alors qu'en province, les classes tertiaires et diplômées se sont comportées comme les classes populaires, ce qui a fait disparaître les isolats de vote non visibles sur la carte de 1992.
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